Breizhogeek, le blog qu'il sent bon la bretagne

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mercredi 9 juin 2010

Google présente Caffeine

En effet, le 6 juin, Goo­gle a pré­senté sur son blog un nou­veau sys­tème d’indexa­tion et pro­met des résul­tats 50% plus “frais”. C’est direc­te­ment lié à l’indexa­tion en temps réel dont on a tant parlé il y a peu : dès qu’un post sur un blog, un forum ou encore twit­ter est créé, vous pou­vez le trou­ver sur Goo­gle.

Goo­gle expli­que le choix de créer un nou­veau moteur par la crois­sance du web et de ses médias : cha­que page devient plus com­plexe, plus riche en médias: video, audio, don­nées en temps réel (ex: récu­pé­ra­tion de flux rss/atom via ajax), etc… L’accès à une infor­ma­tion ou don­née doit donc se faire aisé­ment et rapi­de­ment, selon divers axes. Ils résu­ment cette idée par un schéma ma fois rigolo et sim­ple :


L’ancien sys­tème com­por­tait en réa­lité dif­fé­ren­tes cou­ches et ces dif­fé­ren­tes cou­ches étaient mises à jour indé­pen­dam­ment de cha­cune et à des inter­val­les dif­fé­rents. Ainsi la cou­che prin­ci­pale néces­si­tait de repar­cou­rir tout le web pour en recons­truire l’index, ce qui avait pour résul­tat d’avoir une mise à jour “uni­que­ment” tou­tes les deux semai­nes.

Avec Caf­feine, Goo­gle ana­lyse le web par por­tions et cha­que nou­vel élé­ment est ajouté ainsi direc­te­ment à l’index. Cela per­met un par­cours de cen­tai­nes de mil­liers de pages à la seconde. Cette ana­lyse gigan­tes­que est réper­to­riée sous la forme d’une base de don­nées non moins gigan­tes­que de 100 000 Tera­by­tes. En effet par jour ce sont des cen­tai­nes de Tera­by­tes qui sont ajou­tés à cette base !

Par ce nou­veau moteur, Goo­gle voit loin : il décrit Caf­feine comme un moteur puis­sant mais éga­le­ment robuste, capa­ble de s’adap­ter à la quan­tité gran­dis­sante d’infor­ma­tions et exten­si­ble pour accep­ter un encore meilleur sys­tème de recher­che.

lundi 29 mars 2010

Images pour le web: compression et utilisation

Si pour l’impres­sion le poids des fichiers n’est pas impor­tant, pour le web c’est une des con­di­tions d’acces­si­bi­lité d’une page. Donc si on peut gra­piller quel­ques octets (ou plu­tôt Kilo octets) sur une image voire un lot d’ima­ges, autant le faire. Il y a alors 3 points inté­res­sants à étu­dier:

  • l’opti­mi­sa­tion des ima­ges elle-mêmes
  • l’uti­li­sa­tion de spri­tes CSS
  • l’inté­gra­tion des ima­ges direc­te­ment dans le CSS

Opti­mi­sa­tion des ima­ges Gif et PNG

Il est en effet pos­si­ble pour la plu­part des ima­ges de type PNG ou même GIF d’opti­mi­ser leur poids : ces ima­ges, même expor­tées depuis Pho­to­shop ou Illus­tra­tor/Inks­cape, com­por­tent des don­nées qui ne sont pas for­cé­ment néces­sai­res pour une uti­li­sa­tion web, nous allons donc les sup­pri­mer[1]. Pour cela, il existe plu­sieurs logi­ciels, dont je me pro­pose de faire la com­pa­rai­son dans cet arti­cle. Tout d’abord, pour que vous com­pre­niez bien que cette opti­mi­sa­tion se fait sans perte de qua­lité, un petit aperçu :
homer_non_optimisehomer__optimise

L’image de gau­che n’est pas opti­mi­sée : elle pèse 12,9Ko. Celle de droite est opti­mi­sée : elle pèse 8,12Ko.

La ques­tion est main­te­nant de savoir quel logi­ciel choi­sir. J’ai choisi d’opter pour une com­pa­rai­son entre 4 logi­ciels, qu’ils exis­tent pour Win­dows, Linux ou les 2).

Pro­grammeRésul­tatWin­dowsLinux/UnixInter­face gra­phi­que
PngOp­ti­mi­zer8.12KioOUINONOUI
Png­Crush8.2KioOUIOUINON
PngOUT11.6KioOUIOUIpour win­dows uni­que­ment + payant
Advan­ce­COMP (AdvPng)8.1KioOUIOUI (à com­pi­ler)NON


J’ai éga­le­ment testé OptiPNG, puis­sant, mais qui modi­fiait l’image et son cal­que alpha (sous IE6 la trans­pa­rence est donc OK mais la cou­che était mal adap­tée), même en com­pres­sion mini­mum, je n’en parle donc pas ici.


Opti­mi­sa­tion des requê­tes et du poids des ima­ges

Nous allons dans un pre­mier temps voir com­ment inté­grer direc­te­ment nos ima­ges dans un fichier CSS pour éco­no­mi­ser quel­ques octets sur les requê­tes HTTP puis com­ment réduire encore le poids et le nom­bre de requê­tes.

L’attri­but INLINE de la pro­priété back­ground en CSS

Il existe en effet une pro­priété CSS per­met­tant d’inté­grer une image direc­te­ment dans le CSS, sous sa forme en base64. Ex:

back­ground: url(data:image/png;base64,<la_string_en_base_64>) ;

Exem­ple (pour ceux qui ont un navi­ga­teur récent vous devriez voir une her­mine orange comme dans le menu à droite de ce blog):

Vous pou­vez notam­ment tes­ter ceci rapi­de­ment en obte­nant la base 64 de votre fichier depuis : Base64 - deco­der/enco­der.

Il vous fau­dra donc un navi­ga­teur récent, notam­ment la ver­sion 8 de IE pour les mal­heu­reux uti­li­sa­teurs de ce der­nier.

L’uti­li­sa­tion des spri­tes

Un sprite con­si­tue en fait à réu­nir plu­sieurs ima­ges en une seule et à accé­der à la par­tie que l’on sou­haite en en défi­nis­sant les coor­don­nées. Cela per­met de gagner quel­ques octets: dans cha­que image, cer­tains infor­ma­tions sont répé­tées comme par exem­ple les tables de cou­leur. En créant une seule image, il n’y a plus qu’une table de cou­leur. Il s’agit en fait ici d’avoir une seule image com­po­sée de plu­sieurs autres auquel­les nous accè­de­rons via leurs coor­don­nées grâce à CSS. Pour ceux qui sou­hai­tent en savoir plus, Pom­page.net vous con­ten­tera sûre­ment : http://www.pom­page.net/pompe/spri­tes/.

Pour effec­tuer ces spri­tes aisé­ment, cer­tains sites vous pro­po­sent leurs ser­vi­ces, tel CSS-Sprit qui via Js vous déli­vrera le code CSS et l’image com­po­sée ! Je m’en suis d’ailleurs servi pour vous mon­trer com­ment l’accès à cha­que par­tie de l’image se fait à tra­vers la pro­priété back­ground-posi­tion :
Sprite CSS Bien sûr encore une fois ça se limite aux navi­ga­teurs sachant inter­pré­ter la dite pro­priété CSS, le pro­blème est et sera tou­jours le même ;) .

Notes

[1] Pour ceux que ça inté­resse, plus d’infor­ma­tions sont dis­po­ni­bles ici (en anglais) : http://optipng.sour­ce­forge.net/png­tech/optipng.html

jeudi 11 février 2010

État de la vidéo sur le web

Comme tout le monde le sait pro­ba­ble­ment main­te­nant, html5 per­met d’inté­grer une vidéo dans une page web (tout autant que de l’audio). La ques­tion qui se pose alors est le choix de l’enco­dage. Fire­fox, à tra­vers la Mozilla Foun­da­tion, a donc opté pour le for­mat de vidéo libre OGG Theora tan­dis que d’autres comme Apple ou encore Goo­gle lui ont pré­féré le h264. Il m’a alors sem­blé inté­res­sant de faire un réca­pi­tu­la­tif à la fois de la pro­blé­ma­ti­que, des enjeux et des for­mats en lice pour cet élé­ment.

Le h264 : un élé­ment dan­ge­reux pour le web ?

You­tube, et donc Goo­gle, a opté pour le for­mat h264 pour la dif­fu­sion de vidéos sur le web via cet élé­ment, suivi de près par Vimeo, et allant à l’encon­tre d’un des pre­miers à implé­men­ter cette balise : Dai­ly­mo­tion.

Le pro­blème ici est que le h264 n’est pas libre et est donc sujet à une license pro­prié­taire limi­tant le droit d’uti­li­sa­tion. Ainsi, même si l’uti­li­sa­tion du codec est gra­tuite pour une uti­li­sa­tion sur le net jusqu’en 2016 [1] ; rien ne garan­tit cette gra­tuité dans le futur. 2016 peut sem­bler loin, mais mal­gré la rapi­dité de l’évo­lu­tion dans le domaine du mul­ti­mé­dia, html5 n’est encore pas un stan­dard mais reste un brouillon et les dif­fé­rents acteurs et navi­ga­teurs n’implé­men­tent pas tous cet élé­ment (je pense notam­ment à IE, seule la ver­sion 9 devrait – la pré-ver­sion ne le mon­tre pas – le pro­po­ser ; or lorsqu’on voit com­ment IE8 tarde déjà à rem­pla­cer ses aïeux…) et nous som­mes déjà en 2010. Les 5 ans nous sépa­rant de la fin de cet accord ne me parais­sent pas si loin­tains… L’espoir réside donc dans le fait que Goo­gle vienne de rache­ter (enfin, il y a un mois main­te­nant, étant donné ma rapi­dité à rédi­ger un billet) On2, la société édi­trice de l’OGG.

Ogg Theora : une réelle alter­na­tive ?

Est-il vrai­ment néces­saire d’atten­dre une quel­con­que amé­lio­ra­tion de ce codec pour le pré­fé­rer au h264 ? En effet, selon cer­tains tests, il serait aussi per­for­mant, voire plus, que son con­cur­rent sur un fai­ble bitrate : h264_ogg.png Les vidéos com­pa­ra­ti­ves et de plus amples expli­ca­tions sont dis­po­ni­bles en anglais (du moins pour les expli­ca­tions) sur le site sui­vant : Xiph.org.

On peut donc espé­rer que ce rachat est un moyen pour Goo­gle d’amé­lio­rer encore le Theora et de rem­pla­cer le h264 par le Theora. Ce rachat est d’autant motivé par une amé­lio­ra­tion de l’expé­rience uti­li­sa­teur de la vidéo sur le web.
Je cite :

We’re exci­ted to wel­come the On2 team to Goo­gle and to con­ti­nue to enhance the video expe­rience for users on the web . Through rapid inno­va­tion in brow­sers and web stan­dards, the Inter­net is beco­ming the lea­ding plat­form for deve­lop­ment. We believe On2’s engi­nee­ring talent and tech­no­logy will be an incre­di­ble asset for us as we work to improve this plat­form.

Voici pour les anglo­pho­bes une tra­duc­tion approxi­ma­tive (de mon crû) :

Nous somme exci­tés d’accueillir l’équipe On2 chez Goo­gle et de con­ti­nuer à amé­lio­rer l’expé­rience vidéo pour les uti­li­sa­teurs web. Via une inno­va­tion rapide dans les navi­ga­teurs et stan­dards web, Inter­net devient une émi­nente pla­te­forme pour le déve­lop­pe­ment. Nous croyons que le talent et l’ingé­nio­sité de On2 sera un atout incroya­ble pour nous afin d’amé­lio­rer cette pla­te­forme.


Notes

[1] d’après l’arti­cle du 10 février 2010 de la MPEG LA dont voici un extrait : MPEG LA announ­ced today that its AVC Patent Port­fo­lio License will con­ti­nue not to charge royal­ties for Inter­net Video that is free to end users (known as Inter­net Broad­cast AVC Video) during the next License term from January 1, 2011 to Decem­ber 31, 2015.

mercredi 30 décembre 2009

9 façons de ruiner un bon design web

Ce billet est une tra­duc­tion très libre (aussi bien au niveau de la syn­taxe que du con­tenu : j’ignore des points qui me sem­blaient moins per­ti­nents) de 11 Ways to Ruin a Great Design sur le blog de PiDe­sign.

laid.jpg

(Merci à fukung.net pour l’image)

  1. Créer un pro­jet via un logi­ciel dont le nom com­porte “Micro­soft”. Vous feriez mieux de pein­dre avec vos doigts à la boue sur une vieille boîte de pizza, l’arro­ser d’essence et le jeter direc­te­ment dans un por­tail vers l’enfer.
  2. Est-ce que j’ai men­tionné le fait qu’uti­li­ser COMIC SANS vous dis­cré­di­tera immé­dia­te­ment en tant que gra­phiste ?
  3. Oublier de lan­cer une cor­rec­tion ortho­gra­phi­que. C’est la meilleure façon de mon­trer com­bien vous n’êtes pas inté­ressé par le sujet. Les fau­tes mon­trent éga­le­ment que vous êtes trop fai­néants pour finir cor­rec­te­ment le tra­vail et dis­cré­di­tera injus­te­ment vos col­lè­gues. Com­ment pour­rions-nous être pares­seux avec tou­tes ces dead­li­nes dure­ment ser­rées sur les­quel­les nous avons tant pro­cras­tiné ?
  4. Ajou­ter une étoile rouge étin­ce­lante avec le mot “NEW !” dans une fonte hideuse ne donne pas réel­le­ment envie aux gens d’ache­ter votre pro­duit. En fait, ça leur donne plu­tôt envie de la vapo­ri­ser de pro­duit anti-insec­tes et de l’écra­ser avec leur chaus­sure. Deux fois.
  5. Ajou­ter un con­tour et des effets à la jolie typo­gra­phie cur­sive que vous avez choi­sie et regar­der dis­pa­raî­tre la lisi­bi­lité.
  6. Uti­li­ser des ima­ges de très basse qua­lité volées sur le site de quelqu’un d’autre. D’ailleurs, ce serait une bonne idée de se deman­der si deve­nir l’amant d’un détenu après avoir enfreint un copy­right vaut vrai­ment le coup pour votre design. Si vous allez en pri­son, il serait cool d’avoir au moins un beau pros­pec­tus qui vous per­met­tra de gagner un peu d’argent pour payer votre avo­cat…
  7. Détou­rer vos pho­tos avec l’outil “Baguette Magi­que”. L’icône de cet outil devrait être rem­pla­cée par une béquille brillante. N’uti­li­sez pas cet outil, pré­fé­rez gar­der ce temps pour appren­dre com­ment uti­li­ser les mas­ques de fusion.
  8. Rem­plir à tout prix l’espace vide en le bour­rant autant que pos­si­ble de copies d’image et détruire ainsi tout focus pos­si­ble sur le mes­sage. C’est une des voies les plus faci­les de trou­bler le public et d’éli­mi­ner toute chance de gagner de nou­veaux clients.
  9. Éti­rer et rétré­cir vos pho­to­gra­phies – sans tenir compte des pro­por­tions ori­gi­na­les – pour qu’elles s’ajus­tent par­fai­te­ment au petit espace qu’il vous reste après avoir rem­pli le docu­ment à l’étape pré­cé­dente. Pas de pani­que, per­sonne ne s’en ren­dra compte.

mardi 30 décembre 2008

Feed2img 0.2

Voilà donc une correction du plugin, dans sa version 0.2 .

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